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Géographie du Morvan |
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Le
Morvan sur Google Maps
Selon une étymologie parfois contestée, le nom "Morvan"
aurait une origine celtique le terme "mor" signifiant "noir"
ou "sombre". il ferait donc allusion à une hauteur boisée
sombre.
Situé au sud-est du Bassin Parisien et au nord-est du Massif Central,
le Morvan (que l'on trouve encore parfois écrit Morvand) est
un vieux massif usé qui culmine au Haut Folin (901 m) où une
petite station de sports d'hiver avait autrefois été implantée.
En raison de la stabilité du massif, une station sismique du Commissariat
à l'Energie Atomique est installée à Lormes dans le hameau de Sommée.
Le pays est resté longtemps isolé à la fois par le relief
et par la
forêt. De son climat rude découle peut-être le proverbe
bourguignon : "Il ne vient du Morvan ni bon vent, ni bonnes gens !".
Souvent mal situé par les historiens et géographes, le "vrai
Morvan" s'étend des portes d'Avallon
au nord à Saint
Honoré les Bains au sud, et de Cervon
à l'ouest aux portes d'Autun à l'est. De 2001 à 2010
le centre géographique des pays de la "zone
euro" était situé dans le Morvan. Initialement sur
la commune de Montreuillon,
en 2007 il se déplaçait dans le Bois du Banquet
(sur le territoire de Mhère)
puis en 2008 à Ouroux en Morvan et en 2009 et 2010 à proximité
de Liernais. Enfin en 2011 il a, sans doute définitivement, quitté
le Morvan. La pluviométrie est élevée. Le sous-sol constitué
de granit et d'arène, roche friable et spongieuse, est imbibé
d'eau faisant du Morvan un véritable réservoir. L'Yonne,
dont la Seine est le principal affluent (et cause de ses débordements
!) y prend sa source ainsi que de nombreuses rivières comme la Cure
ou le Cousin.
En 2025 le Morvan a reçu de l'association
DarkSky
International
le label "Réserve internationale de ciel étoilé
" (RICE
Morvan) signalant la possibilité d'une observation optimale
du ciel nocturne. Cette distinction résulte de la faible densité
de population du territoire conjuguée à l'extinction nocture
de l'éclairage public et au choix de luminaires orientés vers
le sol par de nombreuses communes morvandelles.
Aucun
grand axe ferré ou routier ne le traverse. Pendant quelques décennies,
un chemin de fer à voie étroite, "le
tacot", a relié Corbigny
à Saulieu. La principale route est la "transmorvandelle",
la RD 977 bis. De plus, par malchance, le Morvan n'a jamais constitué
une entité politique (ou religieuse). Il est en effet "à cheval"
sur quatre départements : la Nièvre,
l'Yonne,
la Côte
d'Or et la Saône
et Loire. Cette situation a favorisé le développement de
Maquis
pendant la dernière guerre.
Les villes sont petites, l'habitat très dispersé. De nombreux hameaux portent le nom d'"Huis" (Huis Morin, Huis Bourdiaux ou Huis Gautherot près de Gâcogne). Ce mot vient du vieux français et signifiait "porte" et par extension "maison". Il s'agit donc du nom de la maison d'un ancien propriétaire. Celle-ci est généralement une longère, c'est à dire une maison de plain-pied où la grange, de même surface que l'habitation, est dans le prolongement de celle-ci. Devant la porte d'entrée un portillon, appelé prône, empêche les volailles d'entrer dans la maison lorsque la porte est ouverte !
Plusieurs villages portent comme complément de nom " en Morvand". Si cette orthographe rare est parfois contestée, elle fait cependant référence aux habitants du pays qui ne sont ni les Morvannais ni les Morvanneaux mais bien les Morvandiaux !
La "capitale" est Château-Chinon,
la plus grande ville. Elle doit sa célébrité au Président
François
Mitterrand qui en fut le député-maire. La Cité
des Présents (qui a remplacé le Musée
du Septennat) présente les cadeaux qu'il reçut au cours
de ses deux mandats.
Le massif est en grande partie recouvert de forêts
dont les arbres ont pendant plusieurs siècles été utilisés
pour le chauffage de Paris. En effet, le grand nombre de rivières permettait
le transport des bûches par flottage.
Le flottage "à bûches perdues" alimentait le flot
: les rivières, retenues par des barrages comme Les
Settons, étaient "lâchées" créant
une vague qui portait les bûches aux points de regroupement de Clamecy
ou Vermenton. Là, elles étaient assemblées en trains
qui les acheminaient par l'Yonne et la Seine jusqu'à Paris. Ce transport
a pris fin au début des années 1920.
L'économie
était essentiellement basée sur l'agriculture. Le
bois
a longtemps été très important, même après
la disparition du flottage. Les feuillus ont laissé la place aux conifères
au développement plus rapide et qui permettent le commerce des
sapins
de Noël.
C'est d'ailleurs du Morvan que provient traditionnellement le sapin installé
tous les ans dans la cour du
Palais
de l'Elysée.
En maints endroits le paysage en a été transformé. L'agriculture
reste modeste en raison du sol accidenté et de la présence de
nombreuses haies. La principale ressource est l'élevage de
charolais
destiné à la boucherie, les bufs blancs du Morvan originaires
de la région de Charolles en Saône et Loire étant réputés
pour la qualité de leur viande. Depuis quelques dizaines d'années
se développe une économie basée sur le tourisme. De plus
en plus de citadins, en particulier du nord de la France, de Belgique ou des
Pays-Bas sont attirés par les collines du Morvan. Les vieux hôtels
au confort incertain ont disparu. Des gîtes ruraux (comme celui des
Roches à Lormes) ont vu le jour. Des campings ont été
créés, développés, aménagés pour
attirer des touristes amoureux de la nature.
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